Skip navigation.
Home

Conclusies mobilisatiedag IEDEREEN GEZOND?!

De mobilisatiedag bestond uit 5 fora met verschillende invalshoeken op het thema GEZONDHEID. Hieronder vindt u een tweetalig document met de eerste grote krachtlijnen die naar boven kwamen tijdens de mobilisatiedag. De conclusies werden gepresenteerd door Isabelle Heymans (FMM) en Bert De Belder (Intal).


Schéma session de clôture 18 octobre

Bienvenue à tout le monde ! Nous sommes tous rassemblés ici, syndicalistes, mutuellistes, activistes pour la santé, travailleurs de la santé, membres d'ONG et d'associations, personnes du monde universitaire, du monde politique. Mais surtout, nous sommes ici entre citoyens du monde d’aujourd’hui et de demain.


Onze mobilisatiedag vandaag volgt op een erg boeiende ontmoeting, gisteren, tussen gezondheidsactivisten uit het Zuiden en het Noorden – niet van België, maar van de wereld. Onze gasten uit het Zuiden, die hier ook in de zaal zitten, hebben ons heel wat te vertellen en te leren: bedankt, Arturo uit Ecuador, David uit Zuid-Afrika, Emma en Susan uit de Filipijnen, Ernesto uit Cuba,...


We zijn hier om samen te leggen wat vandaag op de verschillende fora is uitgewerkt aan analyses, eisen en actievoorstellen, om het gehele plaatje naar voor te brengen van waar wij met het Actieplatform Gezondheid en Solidariteit voor staan, en om dat dan onder de neus van de verantwoordelijke ministers te schuiven.


Les objectifs de la Plate-forme - Doelstellingen van het Platform


Une maladie grave? OU chronique ? Une opération imprévue? Cela peut arriver à tout le monde. Et pourtant...Il y a d'énormes inégalités face à la maladie et à la santé. Et ca, ce n'est pas un hasard. La santé de chacun est, plus qu’on ne le pense, déterminée par des facteurs économiques et sociaux. C’est pour cela qu’elle dépend de choix politiques. La santé n'est pas une affaire de destin, on peut changer les choses. A fortiori si tout le monde s'y met.


Il y a 30 ans, la Déclaration d’Alma-Ata a montré le chemin: elle a affirmé, je cite, que « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en l'absence de maladie ou d'infirmité ; qu’elle est un droit fondamental de l'être humain, et que l'accession au niveau de santé le plus élevé possible est un objectif social extrêmement important qui intéresse le monde entier. Que cela suppose la participation de nombreux secteurs socioéconomiques autres que celui de la santé. Tous les pays se doivent de coopérer dans un esprit de solidarité et de service »


Se retrousser les manches et faire ce qu'il faut! C'est ce que nous voulons à travers la Plateforme d'Action Santé et Solidarité. Nous voulons agir pour des politiques de santé équitables et solidaires en Belgique, en Europe et dans le monde. Ensemble, on se sent plus forts pour lutter contre les pressions néolibérales qui menacent la protection sociale et l’accessibilité à la santé pour tous. Ensemble, on peut encourager et défendre un modèle socio-économique centré sur la solidarité et non sur le profit, et proposer des politiques de santé et de bien-être pour tous.



Synthèse, résultats, revendications des 5 fora - Synthese, resultaten en eisen


Nous allons parcourir ensemble les résultats, les revendications et quelques pistes d'action que vous avez collectivement mis en avant durant les 5 ateliers/conférences d'aujourd'hui.



Sociale ongelijkheid en toegankelijkheid

Gezondheid is erg ongelijk verdeeld in de wereld. In België word je gemiddeld 79 jaar, in Sierra Leone amper 42. In Ijsland gaat het niet goed met de banken, maar (voorlopig nog) wel met de gezondheid: mochten overal ter wereld even weinig baby's sterven als in IJsland, dan zouden jaarlijks meer dan 6 miljoen kinderen gered worden. Volgens een recent rapport van de Wereldgezondheidsorganisatie is de grootste killer op wereldvlak niet malaria, tbc of aids, maar sociale onrechtvaardigheid.

Er bestaat een direct verband tussen je sociaal-economische toestand en je gezondheidstoestand, samen te vatten als « hoe armer, hoe zieker ». En dat geldt ook voor ons eigen, rijke landje. Behoor je hier tot de zwakste sociale klasse, dan heb je 45 procent meer kans om binnen het jaar te overlijden dan wie bovenaan de sociale ladder staat, 55 procent meer kans op langdurige arbeidsongeschiktheid en 66 procent meer kans op invaliditeit. En deze ongelijkheid neemt nog toe.


Mensen met een laag inkomen geven ook meer uit aan gezondheidszorg: 14% van hun inkomen, terwijl dat voor de rijken slechts 3% is. Nog een straf cijfer: van de gezinnen met een laag inkomen stelt één op vijf om financiële redenen noodzakelijke medische zorgen uit. Sociale welvaartstaat, hallo?


Wij willen de regering herinneren aan haar Federaal Plan van Armoedebestrijding, en willen dat de engagementen die daarin zijn opgenomen, naar de letter worden gerealiseerd.

  • Daarin wordt een betere toegang tot de zorg beloofd door de financiële en administratieve obstakels weg te nemen. Niemand mag nog voor een gesloten hospitaaldeur staan omdat hij geen voorschot kan betalen. Het systeem van de derde betaler moet vereenvoudigd en verbeterd worden.

  • De regering beloofde ook meer en betere informatie om de toegang tot de zorg te vergemakkelijken voor mensen met financiële problemen. De gezondheidskaart van het OCMW en het OMNIO-statuut zijn daar voorbeelden van.


Maar wij willen vooral dat er een globale aanpak komt van de sociaal-economische ongelijkheid in de gezondheid. Het gaat erom om altijd en overal oog te hebben voor de sociale factoren die gezondheid bepalen, en om daarop in te spelen om de ongelijkheden in gezondheid op duurzame wijze te kunnen verminderen. De overheid, op alle niveaus die België rijk is, moet de gezondheidsdimensie in rekening brengen bij haar beleid op vlak van tewerkstelling, huisvesting, vervoer, onderwijs, cultuur. Voor wat het Zuiden betreft, is een evaluatie van de impact op gezondheid ook nodig bij de internationale handelsverdragen en in het buitenlands en ontwikkelingsbeleid van België. De aanbevelingen van het rapport van de Wereldgezondheidsorganisatie over de sociale determinanten van gezondheid worden best ook vertaald naar het Belgisch beleid.



Soins de santé primaires


« Les soins de santé primaires sont le moyen qui permettra d'atteindre cet objectif de santé pour tous dans le cadre d'un développement empreint d'un véritable esprit de justice sociale. ». C’est le Postulat de la Déclaration d’Alma Ata. Pourtant, la première ligne n’est pas suffisamment soutenue.


Face à des problèmes de santé de plus en plus complexes, les personnes ont besoin d’une vision globale de leur situation. Quand on a vu les différents spécialistes, pour le problème cardiaque, le diabète, le genou qui fait mal, on a besoin de « remettre tous les morceaux ensemble », en tenant compte aussi de notre contexte de vie. Le médecin généraliste peut jouer un rôle important de conseiller, il peut rassembler les informations et les actions à mener. Il peut accompagner, soutenir, en lien avec les spécialistes et d’autres professionnels de terrain. Nous demandons la reconnaissance et le financement de cette fonction de synthèse du médecin généraliste.


Nous demandons aussi que les politiques de santé soutiennent cette dimension globale et intégrée, qui tienne compte pas seulement du soin, mais de l’ensemble des facteurs du bien-être. Il faut arrêter le découpage des soins et des problèmes de santé en thématiques qui compliquent les trajectoires des patients et le travail de la première ligne.


La première ligne de soins, ce n’est pas que le médecin généraliste, mais beaucoup d’acteurs qui doivent travailler ensemble pour soutenir la santé des individus et des populations. Il s’agit de considérer toutes les questions physiques, psychiques, sociales qui concernent chaque individu. Pour cela, il faut des services de soins, mais aussi de soutien quotidien, d’accompagnement psycho-social, de prévention, de promotion de la santé. Interdisciplinarité, accessibilité et qualité sont des éléments clés. Nous demandons la reconnaissance et financement adéquat des différentes tâches et de tous les intervenants de la première ligne.


La coordination et la collaboration entre les différentes métiers de la première ligne est fondamentale, comme entre la première et la deuxième ligne, c’est à dire entre les acteurs qui accompagnent la personne au plus près de son domicile ou de sa maison de repos, et les acteurs spécialisés, ou hospitaliers. Chacun a son rôle, avec des objectifs communs. Nous refusons le système de concurrence, et nous demandons la reconnaissance et le financement de cette fonction de coordination entre les différentes disciplines de la 1ère ligne, et entre 1ère ligne et les services plus spécialisés.


La formation des professionnels de la santé mérite plus d’attention. Formation de base et continuée, aussi et surtout dans la rencontre et l’ « inter-formation » entre les disciplines.


De même la recherche en soins de santé primaires est pratiquement inexistante en Belgique. Pourtant elle peut soutenir la qualité, l’efficience, le développement d’action innovantes et utiles, notamment.


Il existe de nombreux obstacles à l'accessibilité de la 1ière ligne. Des obstacles culturels, géographiques et financiers. Pourtant, cette ligne de soins est fondamentale dans le système offert aux personnes. Elle facilite une vision plus globale de chacun, permet un accompagnement au plus près du lieu de vie de chacun, elle facilite la diminution des inégalités sociales de santé, et elle contribue à l’efficience globale du système. Nous demandons des mesures qui encouragent les patients à passer d’abord par la 1ière ligne, et qui rendent son accès maximal. Notamment, nous osons envisager la gratuité de l’accès à la première ligne.


Certains outils existent qui vont dans le sens de ce que nous défendons : par exemple, le dossier médical global qui permet l’inscription et le rassemblement des informations auprès du généraliste, le statut OMNIO qui favorise l’accessibilité financière aux soins. Mais ces outils ne remplissent pas suffisamment leurs objectifs, et ils ne sont pas suffisants. Il faut y travailler, et aller plus loin !



Geneesmiddelenbeleid


Medicamenten zijn in veel gevallen een onmisbaar hulpmiddel bij het bestrijden van ziekte en ongezondheid. Maar achter geneesmiddelen zit een geneesmiddelenindustrie, een farma-business voor wie niet altijd jouw en mijn gezondheid centraal staat – om nog maar te zwijgen van die van de mensen in het Zuiden – maar hun maximale winst. Want medicamenten hoeven helemaal niet zo duur te zijn!

  • Voor de prijs van één doosje paracetamol, de meest gebruikte pijnstiller/koortsremmer in België, heb je in Nederland 8 doosjes in de supermarkt en 6 doosjes in de apotheek. Dankzij een gecentraliseerde aankoop door de overheid, na een openbare aanbesteding, waarbij alleen die producent mag leveren die paracetamol het goedkoopst aanbiedt.

  • In Nederland hebben nu ook de (private) zorgverzekeraars een aantal veel voorgeschreven geneesmiddelen in een systeem van aanbesteding gestoken. Ze konden van de farmaceutische firma's prijsdalingen van meer dan 90% verkrijgen. In Nederland kost het antidepressivum Cipramil nu 14 keer minder dan in België, de cholesterolverlager Zocor (simvastatine) 10 keer minder en de bloeddrukverlager Amlor ook 10 keer minder. Een vergelijkbare prijsdaling in België voor de 7 meestgebruikte geneesmiddelen levert een besparing van 205 miljoen euro op.


We willen ook met een kritische blik kijken naar de kwaliteit van de voorschriften en van de bestaande informatie voor artsen en patiënten. Want met commerciële informatie ga je minder goed voorschrijven en kiezen voor duurdere producten; onafhankelijke informatie leidt tot meer kwaliteit in het voorschrijven en tot een kostenbesparing. Maar het lijkt wel vechten tegen de bierkaai. Want het budget voor de commerciële marketing van geneesmiddelen bedraagt 400 miljoen euro per jaar – tegenover amper 1 miljoen per jaar voor onafhankelijke geneesmiddeleninformatie. Want de artsen worden bestookt, bewerkt en/of verleid door 3500 commerciële vertegenwoordigers – en daar tegenover staan ocharme 10 onafhankelijke informatieverstrekkers.


We vragen dat de overheid de commerciële beïnvloeding van arts en patiënt aan banden legt en meer investeert in onafhankelijke informatie. De marketingbudgetten van de farma-industrie moeten verplicht transparant worden gemaakt. De overheid kan er ook een taks op heffen, zoals het geval is in Frankrijk. We vragen een verdubbeling van de huidige budgetten voor onafhankelijke informatie. En de navorming van artsen moet zonder sponsoring van de farmaceutische industrie.


Om de prijzen van de geneesmiddelen te verlagen schuiven we het kiwi-model naar voor:

  1. Dankzij de centrale aankoop via openbare offerte kan het griepvaccin gratis worden en direct beschikbaar bij de huisarts, zonder dat het meer kost voor de ziekteverzekering. Het griepvaccin kan eenvoudig in het bestaand systeem van Vaccinet worden ingepast, dat dan over heel België moet worden uitgebouwd. Iets dat moet afgesproken worden op een interministeriële conferentie.

  2. Als de minister van Volksgezondheid een openbare aanbesteding zou uitschrijven voor paracetamol, met een preferentiële terugbetaling voor de producent die de laagste prijs biedt - zoals nu reeds gebeurt voor aspirine ter preventie van hart- en vaatziekten – dan zal de prijs fors dalen en kan paracetamol voor chronische pijnpatiënten volledig worden terugbetaald zonder meerkost voor het RIZIV.


Vooral in het belang van het Zuiden vragen we dat het TRIPS-akkoord (Adpic) van de Wereldhandelsorganisatie, dat het patentrecht op geneesmiddelen verlengt tot minimum 20 jaar, ongedaan wordt gemaakt. Zolang het akkoord bestaat, moeten alle maatregelen ondersteund worden die het TRIPS-akkoord omzeilen of die uitzonderingen toestaan, om ook medicamenten onder patent goedkoper te kunnen produceren en verkopen.


Met ons Platform hebben we begin dit jaar een geslaagde actie gevoerd om het gratis maken van het griepvaccin te eisen. We plannen nog acties, zoals samen paracetamol en andere medicamenten gaan shoppen in Nederland, om voor de mensen én de politici duidelijk te maken hoe een groot verschil het kiwimodel kan maken.



Conditions de travail


On parle beaucoup de la Pénurie des professionnels de la santé : trop peu de médecins généralistes, trop peu de médecins dans les hôpitaux, trop peu d’infirmières surtout… C’est la question de l’attractivité de ces métiers qui est posée.


Comme exemple important, l‘on peut se pencher sur le métier d’infirmière : sa charge de travail, les problèmes d'horaires, la charge physique, mentale et psychique de ce métier. La difficulté de concilier vie professionnelle et vie privée. La profession insuffisamment reconnue par les autorités, les employeurs, les médecins. Une représentation pas assez positive de ce métier par les jeunes, les parents, la société. Cette situation n’incite pas à entrer dans ce métier mais incite ceux qui y sont entrés à l’abandonner ou fuir les secteurs de soins les plus lourds. Si rien n’est fait, certains prévoient une énorme pénurie dès 2015, et ce problème touche d’autres professions. Des améliorations ont eu lieu ces dernières années, mais même appliqués dans leur totalité, ils restent nettement insuffisants.


Il faut plus de personnel dans le secteur de la santé : les 7000 de l’accord en cours mais bien plus selon le bureau du plan : jusqu’à 60.000 d’ici 2013 pour tout le Non Marchand. Ce n’est pas seulement du personnel infirmier qui est nécessaire  et pas seulement à l’hôpital. Les besoins ont changé. A côté des soins aigus, il y a tous les soins à domicile. On a aussi besoin d’Assistants sociaux, de psychologues, et de bien d’autres métiers, aussi pour faire de la prévention. Il est important que des financements nouveaux permettent des vrais emplois nouveaux, dans la transparence, et en augmentant les possibilités de travailler à temps plein.


Il faut plus que du personnel nouveau : il s’agit aussi de se pencher sur les conditions de travail de ces professionnels : c’est important pour les travailleurs, mais aussi pour la qualité du travail et des services reçus par les patients. Il faut des équipes organisées autour de métiers repensés adaptés aux besoins. Il faut que les gens soient suffisamment heureux dans leur travail, et suffisamment rémunérés, pour avoir envie d’entrer dans ces métiers, et d’y rester.


Il faut aussi du leadership à tous les niveaux :


- Au niveau fédéral et régional, il faut un nouveau management de ces questions: on propose de réunir d’urgence une conférence interministérielle, rassemblant les différents ministres de la santé, de l’emploi et de l’enseignement sur cette question, et qui mettra en action tous les acteurs concernés dans les 2 ans à venir.

- Au niveau des hôpitaux, les Maisons de repos, les soins à domicile, on a besoin de chefs de service mieux formés à la gestion des équipes, avec e.a. de l'attention particulière pour le travail en équipe, la valorisation du métier, un plan et du temps pour la formation continuée. Le travail doit être organisé en tenant compte plus de la qualité de vie, professionnelle et privée, qu’au souci de rentabilité. Gestion des horaires et des imprévus, coordination des équipes, encadrement psychologique, relations interpersonnelles, supervision, etc. Il faut créer pour le personnel les conditions d’une participation active au projet et à l’organisation des services. On propose de s’atteler à une formation intensive des chefs de service dans les 2 ans à venir.


- Au niveau de la concertation sociale, des partenaires sociaux plus attentifs aux aspects qualitatifs des métiers, qui appliquent les accords convenus et qui ne négocient pas uniquement sur base du critère financier mais qui se préoccupent de développer les ressources humaines très concrètement.

Enfin, il faut interdire que le personnel soit un objet de marché en allant débaucher des infirmières ou médecins dans les pays en voie de développement ou dans les nouveaux pays d’Europe. On crée une crise terrible dans ces pays : là où les besoins en soins de santé sont les plus criants, le personnel qualifié disparaît au profit des pays occidentaux. Les responsables de nos organisations, qui siègent dans les instances internationales, doivent établir des codes d’éthiques à ce sujet et établir des règles pour que tous les pays aient du personnel de santé en suffisance et en qualité, surtout ceux qui sont déjà le plus en difficulté.


Si les professions redeviennent plus attractives chez nous, il ne sera plus nécessaire de faire appel aux professionnels venant des pays du Sud ou de l’Est. De même, si la coopération permet le développement de soins de santé de qualité et accessibles dans le sud, avec des salaires et des conditions de travail décentes, de plus en plus de travailleurs de la santé ne seront plus amenés à émigrer.


Mais il faut de toute façon, chez nous, une politique de santé ouverte à l’interculturalité. Une politique d’emplois ouverte aux immigrés déjà chez nous, ainsi qu’une formation de tout notre personnel à l’altérité rencontrée dans la population et chez les patients.


Commercialisering van de zorg


De commercialisering van de zorg is in België nog niet zo tastbaar als in de film Sicko van Michael Moore, maar dringt ook hier meer en meer door. Zonder dat je het goed en wel beseft, kunnen zowel je bankrekening als je gezondheid daar de dupe van zijn. In de verzorgingssector is de vermarkting al het verst gevorderd. Grote financiële groepen investeren in rust- en verzorgingstehuizen en bezitten momenteel al bijna een derde van alle rusthuizen in België. Een deel ervan specialiseert zich in het binnenhalen van gegoede klanten. Voor de oprukkende privé-verzekeringsmaatschappijen zijn jonge, rijke en gezonde klanten interessanter dan oude, zieke en arme mensen, die juist het meest nood hebben aan een goede verzekering. Bepaalde ziekenhuizen specialiseren zich nog enkel in de meest rendabele ingrepen. Steeds meer diensten, vooral logistieke, worden uitbesteed. Als je de inkomhall van sommige ziekenhuizen binnenstapt, stoot je op een postpunt, een bank, winkels, een droogkuis,... Je vraagt je af of ze daar ook nog ziéken verzorgen?!


Wij pleiten voor een gezondheidszorg die uitgaat van een solidaire financiering, via de sociale zekerheid. Als sommigen voorstellen om de problemen van de financiering op te lossen door de gezondheidszorg op te delen, in enerzijds een universeel pakket via de ziekteverzekering, en anderzijds een complentair aanbod dat de patiënt zélf betaalt, is dat een gevaarlijke piste die de ongelijkheid nog dramatisch zal doen toenemen.


Ons huidig model van gezondheidszorg en sociale diensten is gebaseerd op de principes van solidariteit, kwaliteit, toegankelijkheid en betaalbaarheid. Commercialisering en marktprincipes ondermijnen deze waarden en leiden tot een verdere dualisering, tot een gezondheidszorg met twee snelheden. De zorgsector moet een niet-commerciële logica volgen, want gezondheid is geen koopwaar, maar een recht.


Wij vragen aan de regering om de sociale zekerheid, met zijn solidariteitsprincipes, te vrijwaren. De mogelijkheden voor privé-verzekeraars met winstgevend doel om in dit systeem in te breken, moeten worden beperkt. De nationale, regionale en lokale overheden moeten tijdig inspelen op nieuwe behoeften, zodat commerciële actoren de kans niet krijgen om de ‘gaten’ in het aanbod op te vullen. Dit geldt in het bijzonder voor de ouderenzorg, de kinderopvang en de bouw of de verbouwing van ziekenhuizen.


De overheid moet kunnen beslissen om minder subsidies toe te kennen aan commerciële actoren. Ze moet de voorwaarden vastleggen waaraan zorgverstrekkers moeten voldoen: kwaliteitscriteria, juridische vorm, werking. En ze moet de toekenning van subsidies beperken tot de zorgverstrekkers die op die basis zijn erkend.


De Belgische wetgever kan initiatieven nemen om de gezondheidszorg en de sociale diensten wettelijk af te schermen van de markt. En op Europees niveau kan België hetzelfde doen door te pleiten voor een Europese richtlijn over de (sociale) diensten van algemeen belang.


Internationaal vragen we dat alle bilaterale en multilaterale handelsakkoorden zich buiten het domein van de gezondheid houden, en dat de tendens tot meer privatisering en commercialisering van de zorg via dergelijke akkoorden - zoals het GATS-akkoord in de Wereldhandelsorganisatie) (AGCS) wordt tegengegaan.


Het behoud en de versterking van ons sociaal model komt er niet ‘zomaar’. Het is een kwestie van politieke keuzes. Maar ook van een breed draagvlak bij de bevolking. Daarbij spelen de vakbonden, de ziekenfondsen en andere sociale organisaties een belangrijke rol. We rekenen op jullie!


Conclusion


Il y a du pain sur la planche! Nous allons demander aux représentants politiques présents de réagir par rapport à ces propositions. Mais tout ne sera pas fait aujourd’hui. A nous de veiller à ce que ces revendications soient portées dans les mois et années qui viennent. A nous de les adapter au fil des évolutions de notre Monde. En Belgique, mais aussi avec nos voisins de près ou de loin. Avec toujours, comme fil d’Ariane, les valeurs qui restent fondamentales pour nous et qui nous rassemblent : la Solidarité, et le Bien-être pour Tous.


Merci - Bedankt